Les Boucheries Nivernaises se concentrent sur l'essentiel: une viande d'excellence

L'Express n°3097 - Novembre 2010

Le grand-père Bissonnet "billotait" dans une boucherie de village du Loiret, le père est monté à Paris développer son affaire, et le fils perpétue l'héritage en maintenant la maison au sommet de la boucherie parisienne, aux côtés de quelques autres ténors. Les grands hôtels, les palaces et les prestigieux voisins, comme l'Elysée ou le Bristol, se servent aux Boucheries Nivernaises, chez Bernad Bissonnet. Pourquoi chez lui? Il suffit de passer devant la vitrine pour le comprendre. Dans ces parages, on s'attendrait à un magasin tiré à quatre épingles. Raté. Rien de superflu dans cette vaste boutique impeccablement tenue mais, à la vue des passants, des côtes de boeuf rangées en bon ordre, formidablement persillées et rassises comme il faut, au moins durant deux semaines après l'abattage de la bête. La côte de boeuf, c'est le morceau de bravoure de la maison, qu'elle soit issue de vaches de race normande, choisies auprès d'éleveurs du pays d'Auge ou de vaches Simmental en provenance d'élevages bavarois. Le reste du bestiaire se révèle aussi d'excellente tenue. Le veau vient du Limousin, l'agneau est acheté entre la Lozère, la Vienne, la Haute-Vienne et l'Aveyron, selon la saison. Le cochon fermier Label rouge arrive tout droit de Bretagne. Sans oublier la triperie et un rayon volailles où, en plus de belles "pièces" labellisées, Bernard Bissonnet propose les poulets et les pintades d'Arnaud Tauzin, petit producteur des Landes.



 

 

 

 

 





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