Paris 8e: l’aggiornamento des Nivernaises

www.gillespudlowski.com - Décembre 2012



Il avait le grand-père Jean, l’inventeur du « coeur d’aloyau », qui mit la demeure sur orbite, fournissant la haute restauration tout azimut, avec les trois étoiles hexagonaux en tête. Il y a toujours papa Bernard, cinquantenaire actif, qui a développé l’affaire (tandis que son frère Michel gère, lui, Lalauze, depuis son bastion de l’ancien quartier de la Villette), devenue, avec ses vingt cinq points de vente et le navire amiral de la rue du Faubourg St Honoré, la référence n°1 de son métier, faisant de la côte de boeuf l’emblème de la demeure. Il y a désormais le fiston Jean-Baptiste, trentenaire formé en école de gestion, rompu aux techniques du marketing et de communication, avec qui s’est fait l’aggiornamento de la maison. Bref, si vous connaissiez les Nivernaises ancienne manière, vous ne reconnaîtriez plus grand chose dans cette boutique contemporaine avec ses teintes de taupes et ses notes de rouge, sa devanture rutilante, son emblème tendance: « By Boucheries Nivernaises » avec la côte de boeuf en liminaire, la meilleure du monde, persillée, grasse, juteuse, issue de Simmenthal de Bavière. Elle vaut son pesant de lauriers. On ajoute que la maison avec ses frigos hors classe, ses approvisionnements en direct et made in Rungis joue la régularité comme un étendard. l y a en sus les conseils des vendeurs, comme ceux – éclairés et techniques- du fringant Jean-Maurice expert ès boeuf tout azimut, les jolis morceaux: faux-filet, onglet ou entrecôte de Normandie, volaille de Bresse (notamment du Chapon Bressan) ou des Landes (signés Arnaud Tauzin dont le chapon est une merveille), les jolies couronnes d’agneau de Lozère ou de l’Aveyron, le porc fermier, les pigeons de grain, le veau du Sud Ouest, plus les jolis gibiers en saison, dont les Bissonnet, originaires d’Orléans, et chasseurs en Sologne, ont le secret. Une maison et une famille en or!



 

 

 

 

 





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